2006-02-03

L'Association Mondiale des Journaux se réveille-t'elle trop tard ? (Prise 1)



Après l'industrie de la musique, c'est au tour de l'Association mondiale des journaux de réaliser que le média Internet est différent et que leurs parts de marché publicitaire papier ne cessera de décroître.

"Les moteurs de recherche axent de plus en plus leurs efforts stratégiques sur les producteurs et les aggrégateurs traditionnels de contenu comme les éditeurs de journaux. L’ironie est que ces moteurs de recherche existent principalement grâce à eux et qu’ils en profitent à leurs dépens", remarque Gavin O’Reilly, le Président de l’AMJ, qui préside le groupe de travail.

Oui, les moteurs de recherche sont des aggrégateurs de contenu pour leur section de nouvelles et ne paient pas de redevances. Il faut tout de même souligné ici, que si Google ou Yahoo! n'avait pas au préalable foré (ou classifié -Yahoo) l'ensemble de la Toile et présenté des résultats efficaces et rapides, ces services d'aggrégation de nouvelles n'existeraient sûrement pas sur ces moteurs de recherche. D'ailleurs, seul Yahoo! ose mettre de la publicité dans sa section nouvelle, ce que Google ne fait pas. Il est aussi plutôt délicat, de la part des membres de l’Association mondiale des journaux, de se plaindre de l'aggrégation de leurs contenus, alors que la majorité offre des fils RSS/XML !

Le problème ? L'argent, la mauvaise compréhension du média Internet et la plus que médiocre performance de la plupart des agences, des régies publicitaires et producteurs de sites.


1994- La préhistoire de la publicité sur le Web

La publicité a commencé sur le Web en 94-95 par des bandeaux publicitaires et le prix d'acquisition était uniquement calculé au millier d'impressions. Déjà, ici on voit que le modèle proposé n'a jamais été vraiment conçu pour le Web, mais plutôt transposé du médium papier ! Ensuite, vers 1995-96, on a vu apparaître le modèle de paiement au clic et ensuite à un mélange des deux. Il s'en suit une surcharge de bannières animées pour attirer la clientèle, et celles-ci deviennent lourdes pour le téléchargement de nos modems basse vitesse. De plus, ces bannières sont souvent mal localisées dans les pages, contrastent trop avec la grille graphique du site, encombrent les zones de contenus et n'ont presque jamais rapport avec eux.

1998 - Les balbutiements publicitaires du début

En 1998 Goto, -qui deviendra Overture par la suite-, fusionnera le modèle publicitaire CPC (cost-per-click) et la recherche sur le Web. Le positionnement d'annonces en haut des résultats d'un moteur de recherche axé sur une catégorisation semble déjà donner de meilleurs résultats.

Puis vint Google en 1998 qui réinventera la façon de naviguer sur la Toile. En classant beaucoup mieux que tous ces compétiteurs, l'information qui y est contenue, et en livrant les résultats en une fraction de seconde, Google invente en fait une des meilleures portes d'entrée du Web. Et qui dit porte d'entrée, dit volume de trafic considérable et fidélisation. Entre 99 et 2001, Google s'établit de plus en plus comme une marque de renom en gagnant la faveur du public, et à la fin 2000, plus de 100 millions de requêtes sont faites chaque jour.

2000 - Le véritable début

Après avoir évité toute publicité sur son site, Google doit faire le saut avec la croissance exponentielle du contenu sur le Web. Les résultats vendus aux autres moteurs de recherche et les 10,000 serveurs ne suffisent plus à suivre le rythme. Il faut faire le saut au plus vite, alors que la bulle Internet commence à se dégonfler en cet été 2000.

Adwords voit le jour

Cette nouvelle forme de publicité en format texte, - donc rapide et moins "dérangeante" -, bien identifiée et positionnée hors des résultats organiques, innove par son côté contextuel. C-à-d que lorsque vous faites une requête sur un sujet donné, les annonces servies dans les fractions de secondes suivantes seront sur le même sujet. Un nouveau modèle est né. Ce modèle basé sur un système d'enchère pour le positionnement sur les pages de résultats innove aussi par la mise en service en quelques minutes de votre campagne publicitaire. Ce modèle sera aussi repris par plusieurs autres joueurs dont Overture qui sera acheté par Yahoo! quelques années plus tard.

2002 - Pendant ce temps l'IAB...
ClickZ News by Christopher Saunders | January 15, 2002

The Interactive Advertising Bureau made good on a years-old promise to deliver standards for measuring and auditing ad impressions and unique users -- though it refrained from handing down rules on at least one key issue.

"Today is a great day for the industry," said IAB chief executive Greg Stuart. "This is a major step forward ... the goal is to make media buying easier to do and profitable."

The New York-based IAB, working with groups including the Media Ratings Council, the Audit Bureau of Circulations and the Advertising Research Foundation's Digital Media Measurement Council, commissioned PricewaterhouseCoopers to study the procedures and best practices of eleven leading ad servers, portals and major publishers. The MRC, ABCi and IAB analyzed and consolidated those findings into a list of definitions and guidelines.

Most critically for the industry, the guidelines lay down rules for how best to measure ad impressions -- a mammoth task, considering that there are a multitude of different ad serving systems and procedures in practice.

Still, there is work remaining: the IAB decided on a bi-partite rule on ad impression measurement.
Pendant ce temps, le Bureau Interactif (sic) de la publicité peine toujours à l'élaboration de mesure de rendement pour la publité sur le Web. Les technologies impliquées dans les sites et les solutions pour permettre l'impression des annonces sont un réel capharnaüm. Même, les toutes simples publicités imbriquées dans les PDF que certains médias québécois utilisent pour faire leur entrée sur la Toile ne sont toujours pas comptabilisé dans l'audit du nombre d'impressions !

2003 - Adsense

Adsense basé sur le même principe qu'Adwords offre l'ouverture à la publicité pour tous en 2003. Enfin presque, les carnets Web seront acceptés en 2004. Mais qui dit ouverture, dit aussi parfois dérapage. Les sites et carnets bidons (Splog - spam blog)) ayant trait aux sujets et mots-clés les plus onéreux vont commencés a se multipliés pour pouvoir faire de l'argent facilement grâce au programme Adsense. Ce programme détient quand même une très grande part (~ 42%) des revenus de Google...

La suite de ce billet la semaine prochaine

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