25 mars 2010

Campagne publicitaire vers le Web : Les agences veulent-elles cacher le RSI ?

La plus fréquente erreur que je vois dans les campagnes traditionelle (télé, imprimée, radio) vers le Web au Québec (et ailleurs aussi) est que dans la très grande majorité des cas, c'est le nom de domaine principal qui est affiché/mentionné pendant la publicité !

Comment faîtes-vous alors pour quantifier votre nombre de visiteurs provenant de la publicité du trafic habituel provenant des moteurs de recherche, des liens externes vers l'accueil ou du trafic direct qui tape votre nom de domaine dans la barre d'adresse du fureteur ? Impossible.

Même avec l'heure de diffusion de la publicité en radio ou en télé, ce n'est pas assez précis surtout quand il y a près de 20% qui regarderont celle-ci sur support enregistré dans les heures ou les journées suivantes.

Donc, comment calculer un retour sur investissement si on a même pas la donnée primaire qui sont les visiteurs provenant de nos campagnes traditionelles ? Rien.

Regardons maintenant des publicitaires qui semble avoir compris quelque chose au Web et qui utilise des tatouages spécifiques "leads" chez TourismPEI :

Annonce 1 : format 15 secondes

Annonce 1 : Même que la précédente en format 30 secondes


Annonce 2 : Diffusion régionale

Annonce 2 : Même que la précédente en diffusion nationale


Ainsi avec des tatouages différents, on peut mesurer l'efficacité de chaque publicité selon la durée (15 ou 30 s.) et aussi monitorer les diffuseurs spécifiquement dans les statistiques Web des 2 dernières.

Cela s'applique aussi au téléphone

Vous remarquerez aussi que les numéros de téléphone de la première et la dernière publicité sont différents et probablement unique à chaque publicité, comme cela devrait être toujours le cas sur vos site Web. Ainsi quand le téléphone sonne dans votre service à la clientèle, vous savez si cela vient du Web, de votre publicité télé, de vos annonces imprimés ou encore de votre annonce radio car elle ont toutes des tatouages et numéros de téléphone distinct !

4 commentaires :

piloucrate a dit...

Qui va saisir une vanity URL directement dans le champ adresse de son navigateur Web après avoir vu une campagne sur un support non interactif (télé, journaux, etc.)? Très peu de gens en vérité, surtout avec un support volatile comme la télé.
La plupart des gens vont saisir l'adresse (s'ils s'en souviennent) dans un moteur de recherche. Et le moteur proposera en premier lieu l'URL principale du site.
Dans ce cas là, il vaut mieux avoir travaillé le référencement en amont. Si vous tapez "gentle island", aucune des URLs de la publicité Prince Edward Island ne ressort.
La plupart des gens saisiront "Prince Edward island", ce qui les amènera à la racine du site (au mieux).
Pourquoi ne pas essayer la création de sous-noms de domaine. Ils pourront être identifiés dans un sitemap XML. Ces résultats vont apparaître dans les moteurs de recherche et avec un peu de chance, les internautes se souviendront des mots-clés lus dans une publicité (média traditionnel).

Par contre, l'usage d'URLs retraçables est effectivement indispensable pour les campagnes interactives.

Eric Baillargeon a dit...

@piloucrate
Entre 60 et 80% des gens vont saisir le vanity URL si il y a un petit bonus/rabais, concours ou "nanane" comme ont dit ici.

Je suis aussi d'accord que ce n'est pas la meilleure méthode et je proposerai une meilleure méthode que celle des sous-domaine dans cette série de billets qui découle de celui-ci.

Le pouce a dit...

<< Entre 60 et 80% des gens vont saisir le vanity URL si il y a un petit bonus/rabais >>

Vous commencez par dire qu'il n'y a pas de moyen de mesurer ceux qui sont touchés par une campagne de publicité et qui n'utilisent pas un URI distinct, puis, vous en êtes capable (20 à 40%). D'où sortent vos chiffres, M. Baillargeon?

Eric Baillargeon a dit...

@Le pouce

Oui, j'ai eu ces statistiques car un des mes clients à fait en partie l'exercice et j'ai pu monitorer ces chiffres. J'en parle ici dans les notes à la fin du billet.